Pourquoi Psystar devrait gagner?
L’Open Computer commercialisé par Psystar a su faire parler de lui. Prouvant au grand public la facilité inouïe d’installer Mac OS X (OSx86) sur un PC non-Apple pour peu qu’il soit équipé de matériel utilisé dans les produits Apple, de même que la possibilité de vendre un ordinateur rivalisant sans peine avec un Macbook et concurrençant sérieusement l’iMac en termes de performance, le iMac pourtant vendu plus de trois fois plus cher. Cet épisode, quoi que de courte durée, pourrait laisser des traces dans l’histoire d’Apple et de l’informatique grand public. Même si Psystar perd au terme des procédures engagées contre elle (ce qui risque fort d’arriver), la société pourrait avoir sonnée des cloches chez les dirigeants de la pomme et ses actionnaires.
Mais mettons les choses au clair tout de suite: le titre de cette entrée prend positition pour Psystar dans cette histoire. Pourquoi Psystar devrait-elle gagner son procès? Pour mettre, et vous excuserez l’expression, le bordel. L’ascension fulgurente d’Apple dans le marché de l’informatique personnelle nous expose des lacunes monumentales dans son organisation. De l’approvisionnement déficient en iPhone 3G, au couac impardonnable de MobileMe en passant par la stagnation complètement surévaluée des prix du Mac Mini ou des Cinema Display, sans oublier la lenteur et l’innefficacité des correctifs de sécurité, tout ne tourne pas rond chez Apple.
Les frasques logicielles et l’abandon relatif de l’informatique par la corporation ne sont pas là pour rassurer les professionnels et créatifs, désertant la plateforme pommée devant la disponibilité grandissante des solutions professionnelles – et leur stabilité dépassant de plus en plus celle des logiciels disponibles sur Mac OS X – pour Windows. Quand au grand public, la gamme de prix des machines d’Apple devra certainement être revue pour concurrencer les machines honorablement performantes retrouvée à faible coût chez la concurrence. Qui plus est, la vague de publicité négative autour de Vista s’estompe devant la montée en puissance des machines vendues et les efforts déployés par Microsoft pour stabiliser le système d’exploitation.
C’est l’ensemble de la statégie d’Apple qui est à revoir. Si une victoire de Psystar est fort peu probable (il en aurait peut-être été autrement dans d’autres système juridiques que l’État Californien), espérons que l’ensemble du procès secoue les plumes à la société de Cuppertino et force celle-ci à plus de transparence et d’agressivité mais aussi, et surtout, à une révision de ses effectifs, de ses pratiques commerciales et même, de son fonctionnement à l’interne.



