La condition du switcher
La réécriture de l’application iMovie suscite un tollé parmi les utilisateurs de ce logiciel. En changeant de version, les programmeurs ont modifiés profondément l’interface et le fonctionnement du logiciel de montage grand public. Pour bien mieux diront plusieurs : l’application est dorénavant beaucoup plus intuitive et largement mieux intégrée avec l’esprit de Finder et de iPhoto. Mais les utilisateurs de la version précédente, habitués à des repères et des fonctions dorénavant inexistantes (ou presque), accusent dogmatiquement Apple d’avoir commis une hérésie, d’avoir tué un bon logiciel. Alors, la firme de Cuppertino, consciente du risque de perdre des clients échaudés par ses pratiques un peu cavalières, décide de permettre le téléchargement de la version 07 de iMovie et son installation conjointe à la nouvelle version.
Toute cette histoire bien réelle pour illustrer, analogiquement, l’univers qui sépare dorénavant les utilisateurs de Windows des utilisateurs de Mac OS. Parce que, qu’on se le tienne pour dit, un Mac, de nos jours, n’est qu’un vulgaire PC au design, lui, singulier (et particulièrement attrayant). Et le changement d’un système d’exploitation vers un autre, une question de choix pratique. La puissance de Windows est belle et bien avérée et n’a pas grand choses à envier à Mac OS X. Si les fans de Mac vocifèrent à cette seule affirmation, la qualifiant de gratuite, voir de blasphématoire, les fervents de Windows ne se gêneraient pas pour en faire tout autant si la remarque leur avait été destinée. Et pourtant c’est bien vrai, tout étant très relatif. Émotionnellement attachés à leur système d’exploitation, les utilisateurs répugnent à devoir réapprendre l’ensemble de l’enseignement passé. Et voilà qui est normal. S’il est beaucoup plus simple sous Mac OS X pour un débutant (sans aucune expérience) de se débrouiller et arriver à ses fins, l’interface élégante du système de la Pomme ne fera aucun miracle pour un utilisateur déjà habitué à Windows. Inversement, l’utilisateur habitué à Mac OS se trouvera probablement bien ralentit par l’univers un peu chaotique de l’Explorateur Windows.
Mais au final, la raison pour laquelle nous utilisons nos ordinateurs est très variable. De l’utilisateur débutant qui ne veut pas se buter à quoi que ce soit en allant lire ses mails au heavy user qui connaît comme sa poche une interface et ses raccourcis claviers, le but d’un système d’exploitation est de permettre à l’humain d’arriver à ses objectif avec le moins de heurs possible. Mac OS X, Windows XP-Vista et même certaines distributions de Linux s’inscrivent parfaitement dans ce paradigme et s’y défendent très bien. Si l’interface est une question de goût, le métal brossé ou la transparence ajoutant simplement à l’expérience une touche d’agrément, les utilisateurs dogmatiques d’un système comme d’un autre, prêchant la suprématie de leur bureau à qui veut bien les entendre, sont de pauvres types.




2 September 2007 à 2:11 am
Voilà une analyse intelligente des différentes plates formes.
J’ajouterai simplement que pour un débutant le prix est souvent la référence d’attraction.
Quand on trouve un portable Windows d’entrée de gamme à 500€ contre un MacBook à 1000€, le choix est très vite fait.